FIV avec don d’ovocytes en Croatie

Par (embryologiste) et (invitra staff).
Dernière actualisation: 15/07/2016

La fécondation in vitro est une procédure de procréation médicalement assistée dans laquelle la fécondation des ovocytes par les spermatozoïdes se produit au laboratoire. Les embryons produits sont ensuite cultivés pendant quelques jours pour être transférés à l’utérus maternel.

Il est parfois nécessaire d’utiliser des ovocytes de donneuse pour éviter la transmission de maladies héréditaires graves ou quand un membre du couple ne peut pas apporter ses gamètes.

L’ovodonation est nécessaire dans les cas suivants :

  • Insuffisance Ovarienne Précoce
  • Ménopause précoce
  • Fausses-couches à répétition
  • Échec d’implantation
  • Âge maternel avancé
  • Altérations génétiques susceptibles d’être transmises à la descendance
  • Échecs répétés de FIV avec les ovocytes du couple

En Croatie, le don d’ovocytes est autorisé et réglementé, même si seuls les couples hétérosexuels peuvent accéder à ce traitement et à toutes les autres techniques de procréation assistée. Dans ce pays, les couples homosexuels et les femmes seules ne peuvent pas recevoir d’assistance médicale à la procréation.

La FIV avec don d’ovocytes est le traitement qui génère le plus de déceptions et de doutes. La transparence est l'un de nos critères rigoureux lors de la recommandation de cliniques. Vous pouvez utiliser le Rapport sur la fertilité pour filtrer les cliniques qui répondent à nos critères de sélection et obtenir également un rapport avec tous les détails pour résoudre vos doutes et éviter les mauvaises surprises.

Traitement d’ovodonation

Contrairement à ce qui se fait dans le cadre d’une fécondation in vitro dans laquelle on utilise les ovocytes du couple, dans l’ovodonation il n’est pas nécessaire de pratiquer la stimulation ovarienne ni la ponction folliculaire à la future mère, étant donné que ces procédures sont dans ce cas-ci nécessaires pour extraire les ovocytes de l’ovaire de la donneuse.

Une fois qu’on obtient les ovocytes de la donneuse, ceux-ci sont fécondés avec le sperme du couple récepteur et les embryons sont cultivés pendant 2-3 jours ou 5-6 jours, selon si on réalise une culture rapide ou si on cultive les embryons jusqu’au stade de blastocyste.

La femme qui reçoit les ovocytes doit uniquement recevoir un traitement pour préparer l’endomètre, qui favorisera l’implantation des embryons. On emploie généralement des patchs d’œstrogènes pendant la première moitié du cycle menstruel, et, avant de réaliser le transfert, la femme doit s’administrer des ovules de progestérone par voie vaginale.

Pour évaluer la croissance de l’endomètre, on réalise des contrôles échographiques périodiques. L’endomètre doit atteindre 8-10 mm d’épaisseur et avoir un aspect trilaminaire sur l’échographie pour que ce soit le moment adéquat pour réaliser le transfert.

Si les ovocytes de la donneuse vont être utilisés frais, il sera nécessaire de synchroniser les cycles de la réceptrice et de la donneuse. Cependant, cela ne sera pas nécessaire si les ovocytes donnés ont été vitrifiés.

En Croatie, la loi de procréation médicalement assistée autorise le transfert d’un maximum de 2 embryons.

Réglementation du don d’ovocytes

Selon la loi de procréation assistée croate (86/12), le don d’ovocytes est altruiste et les femmes qui ont des ovocytes restants après leur propre traitement de procréation assistée peuvent devenir donneuses, ainsi que celles qui désirent faire un don sans être passées par un traitement.

Cette loi fixe un maximum de 3 enfants nés par donneuse d’ovocytes, de sorte qu’une fois que cette limite est atteinte, les ovocytes donnés et non utilisés seront détruits.

Le don d’ovocytes n’est pas anonyme, les enfants issus d’un don, une fois qu’ils ont 18 ans, ont le droit de connaître leur origine biologique et l’identité de la donneuse.

Cependant, la donneuse ne pourra jamais connaître l’identité de la réceptrice des ovocytes ni celle des enfants nés de son don. De la même façon, le couple récepteur ne peut pas connaître l’identité de la donneuse, même si dans le cas où l’enfant serait affecté par un problème de santé grave, l’accès à l’information médicale de la donneuse serait autorisé.

Notre équipe réalise un effort éditorial important, en partageant cet article, vous nous aidez et nous motivez à continuer notre travail.

Auteurs et collaborateurs

 Andrea Rodrigo
Andrea Rodrigo
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Universidad Politécnica de Valencia (UPV) d'un Master Universitario en Biotechnologie de la Procréation Médicalement Assistée, par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI). Diplômée comme Expert en Génétique Médicale. En savoir plus sur Andrea Rodrigo
Adapté au français par:
 Isabelle Gutton
Isabelle Gutton
inviTRA Staff

Toutes les nouveautés sur la procréation médicalement assistée sur nos réseaux.