Revue médicale certifiée spécialisée en procréation médicalement assistée et grossesse.
Azoospermie : je suis perdu
28
Menu

Azoospermie : je suis perdu

  1. Kakapo57
    Kakapo57

    Bonjour,

    J’ai 31 ans et ma compagne 27, nous essayons de concevoir depuis un an, sans succès, et avant enfin pu obtenir le mois dernier du gyneco de Mme les ordonnances pour faire les tests.
    Le bilan de ma compagne est plutôt bon, pas de troubles hormonaux, pas de soucis détectés à l’échographie.
    Pour le mien en revanche, ça a été un choc, car le spermogramme a révélé une azoospermie complète, 0,00 spermatozoïde, strictement rien en culture ou quoi que ce soit. Pas étonnant que nous n’arrivions à rien depuis le début de nos essais,…

    J’ai tout de suite été voir mon médecin traitant qui s’est vue assez rassurante, m’a prescrit quelques examens en plus (échographies et prises de sang diverses) et m’a rediriger chez l’urologue pour être pris en charge.
    L’échographie n’a pas révélé de soucis mis à part de nombreux gros calculs dans la vésicule, qui présente un risque de colique néphrétique et vont surement devoir être opérés. Les bilans sanguins ont révélés des taux hormonaux dans les normes, un taux de FSH dans la moyenne basse, et par contre un taux de PSA un peu au dessus de la normale, 1,9 au lieu de 1,4, une seconde mesures quelques jours plus tard à donné 1,7 et 18% de PSA libre.

    Pour complément d’information, les problèmes de calculs sont très présents dans ma famille, père et grand père, et il y a également eu un cancer de la prostate chez tous les hommes des deux dernières générations, entre 50 et 60 ans. Dernier information peut être en lien, j’ai depuis 6 mois environs des difficultés pour uriner, aucune douleur mais je dois souvent pousser, et le débit est parfois très faible.

    C’est avec toutes ces informations que je suis allé voir l’urologue, après de nombreux appels dans des cabinets pleins pour des mois, j’en ai trouvé un qui pouvait me prendre quelques jours après.
    Ce fut la douche froide, le spécialiste à survoler l’ensemble des résultats et à brièvement écouté les informations que j’avais à lui fournir, avant de m’annoncer qu’il ne fallait pas que je me fasse d’illusion, que la plupart des cas d’azoospermie n’était pas explicable, et que nous ferions mieux d’aller rapidement nous inscrire sur les listes. Après un bref examens des testicules, il confirme ne rien voir d’anormal et ne déceler aucune cause, et ne propose aucune poursuite d’investigation de la cause. Selon lui la seule chose encore à tenter est une biopsie testiculaire que seul un urologue agréé en PMA pourra pratiquer, et il ne faut pas que je me fasse trop d’espoir.

    Je suis dégouté, ma compagne aussi, un peu sous le choc, nous avons l’impression qu’on nous abandonne alors que la situation à l’air d’être loin d’être désespéré, si j’en crois tout ce que je lis sur internet.
    C’est pourquoi je me tourne vers vous pour des conseils et dans l’espoir de trouver un peu plus de curiosité et des pistes pour trouver une solution.

    D’après ce que j’ai pu voir sur différentes sources, les hormones ne semble pas expliquer le problème, la cause génétique semble aussi peu probable, aucun symptôme (hypotrophies testiculaire, pillosité,…) mais aucune piste non plus pour une cause excrétoire.
    Je pense dans un premier temps demander de faire un caryotype, pour vérifier pour de bon la piste génétique.
    Je ne sais pas si les calculs peuvent avoir un liens avec tout ça, mais je vais aller consulté un chirurgien gastrique pour essayer de les faire enlever par opération, au moins pour éviter les risques de coliques, dont j’ai vu mon père souffrir atrocement plus d’une fois.
    D’après cet urologue, un cancer de la prostate n’existe pas chez les hommes de moins de 50 ans, et nous n’avons rien vu à l’échographie, mais j’ai tout de même quelques inquiétude, dans le cas de mon père par exemple, son cancer à été détecté bien tard car pas visible sauf en coloscopie, pensez vous qu’il serait judicieux d’en faire une, pour avoir le coeur net, ou aucun risque?

    Quels autres pistes pourraient être envisagées?
    Avec toutes ces informations, pensez vous qu’il y a encore de bonnes chances d’avoir un enfant avec mes spermatozoïdes?
    Cela ressemble plutôt à une cause excrétoire ou sécrétoire?

    Merci d’avance à toutes et tous pour avoir pris le temps de me lire et pour votre aide, je suis complètement perdu mais je refuse de baisser les bras si vite et partir directement en PMA pour une FIV.

    26/08/2017 à 22:21
    Réponse
  2. Bonjour Kakapo57,

    En présence d’une éventuelle dysfonction, la première démarche est un diagnostic individualisé. Pour ce faire, on utilise d’abord une palpation des testicules, puis un spermogramme, analyse du sperme fournissant beaucoup d’informations. Ensuite, une analyse de sang permet de déterminer s’il y a une incidence d’éventuels facteurs hormonaux. Enfin, la biopsie testiculaire – petite intervention qui permet d’extraire un échantillon de spermatozoïdes du testicule – sert à compléter le diagnostic.

    Après avoir effectué tous ces examens, si le diagnostic reste mauvais, il faudra recourir à la PMA pour pouvoir être parent. Ne vous laissez pas abattre, car même si l’on diagnostique une azoospermie sécrétoire, il peut y avoir une production de spermatozoïdes dans une petite zone du testicule.

    Si le sperme obtenu avec la biopsie testiculaire est apte à féconder, il est possible d’utiliser le sperme du patient dans un traitement de fécondation in vitro avec micro-injection intracytoplasmatique (ICSI). C’est-à-dire qu’un spermatozoïde est injecté dans chaque ovule. Dans le cas contraire, il reste toujours la possibilité de recourir au sperme d’un donneur.

    Je vous recommande la lecture de notre article: La stérilité masculine.

    Bon courage,

    28/08/2017 à 8:17
    Réponse
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies propres et de tiers pour vous proposer des publicités ciblées adaptés à vos centres d'intérêts et réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur les cookies.