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Récit d'un don d'ovocytes
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Récit d'un don d'ovocytes

  1. Jonayla3333
    Jonayla3333

    Mon premier contact avec le Cecos a eu lieu le 28 mai où j’ai d’abord rencontré la psychologue puis le médecin biologiste pour toutes les questions d’antécédents et de maladies familiales puis la gynécologue pour un examen et l’échographie.
    Ce jour-là j’ai également rencontré la sage-femme qui allait me suivre pendant mon traitement en septembre et qui m’a fait un prélèvement sanguin pour toutes les sérologies et bilans hormonaux.
    J’ai ensuite attendu un ou deux mois puis je les ai rappelés et ai appris que je pouvais donner mes ovocytes, j’étais vraiment contente !
    Avec la sage-femme nous avons convenu d’un rendez-vous par téléphone pour m’expliquer l’essentiel du traitement puis je lui ai donné le numéro de fax de la pharmacie de ma ville pour qu’elle fasse toutes les feuilles essentielles au traitement à savoir l’ordonnance pour les échographies, l’ordonnance pour les bilans sanguins (sérologie et bilans hormonaux), l’ordonnance pour les produits de stimulation et le récapitulatif des piqûres à faire jour après jour.
    J’ai commencé le traitement fin août car j’étais plus disponible au niveau du travail que durant les 2 mois d’été.

    J’ai démarré le traitement le 24 août le lendemain de l’arrivée de mes règles avec une  ponction qui a eu lieu le mardi 4 septembre.
    Finalement je n’ai pas eu besoin des 12 jours mais un jour de moins car mon corps a très bien répondu au traitement.
    Pendant tout le traitement je suis resté en contact par mail ou par téléphone avec la sage-femme pour d’éventuelles questions que je pouvais avoir et surtout pour les résultats d’échographie et de bilan sanguin.
    Dès la première échographie que j’ai fait nous voyions 20 follicules sur chaque ovaire ( je sentais d’ailleurs beaucoup l’ovaire gauche grossir et l’échographie a bien confirmé qu’il était plus gros que l’autre).
    Lors de la dernière échographie faite la veille de la ponction ils avaient tous atteints la taille de 17 mm à 20 mm
    Le traitement de simulation m’a un peu rappelé la période où j’étais enceinte à savoir que j’avais régulièrement des nausées le ventre un peu gonflé voir quelquefois des maux de dos. J’ai plutôt bien vécu cette période j’ai réussi à m’organiser malgré mon travail d’infirmière. Jai parfois été amené à faire mes piqûres au travail car il faut toujours les faire à heures régulières.
    Celle du déclenchement (36 heures avant) été plus difficile à faire car j’ai dû l’effectuer dans la voiture en rentrant de vacances

    Les jours qui ont précédé la ponction ont été très stressants pour moi car j’ai demandé l’anesthésie locale et j’ai eu vraiment peur de ressentir de la douleur lors de la ponction.

    Le jour de la ponction est arrivé, réveil à 4h pour pouvoir déposer ma fille chez la nounou puis attendre le taxi qui m’amènera jusqu’au Cecos.
    Arrivée là-bas à 16h30 je rencontre la sage-femme avec qui je suis restée en contact durant tout le traitement de stimulation. Elle a rassemblé mon dossier et puis elle m’a orienté dans le service de chirurgie ambulatoire où je vais être prise en charge pour la matinée
    Arrivée dans le service, les infirmières me prennent en charge (tension bracelet d’identification  température) et me donnent la prémédication qui était prévue à savoir de l’atarax ainsi qu’une magnifique blouse de l’hôpital et les surchausses  aux pieds qui vont avec.
    En attendant que le brancardier vienne me chercher j’ai réussi à m’assoupir dans ma chambre.
    A 8h15, le brancardier m’a fait faire une  balade en fauteuil dans les sous-sols de l’hôpital jusqu’au service de chirurgie.
    Arrivée là-bas  une infirmière m’a proposé d’aller aux toilettes et et a disposé un drap sur moi ( je la remercie grandement car il faisait vraiment très froid dans le bloc)
    Puis je suis allée dans la salle d’opération où on m’a installé les pieds dans des étriers. Une fois la désinfection effectuée l’interne m’a fait 3 piqûres pour anesthésier le col qui ont été un peu douloureuses (la première surtout) mais supportable grâce à la respiration abdominale (sensation qui ressemble assez à la piqûre d’une gencive chez le dentiste).
    Ils ont attendu quelques minutes afin que le produit agisse puis ils ont commencé la ponction en me prévenant que si j’avais mal ils me donneraient autre chose pour la douleur.
    Je n’ai finalement rien senti lorsqu’ils ont piqué avec l’aide d’une sonde dans mes ovaires mise à part une très légère gêne (due à la sonde) au fur et à mesure du temps qui s’écoulait et qui était largement supportable. J’étais très contente car j’ai pu suivre la ponction en direct sur un écran.
    Ils ont pu prélever énormément d’ovocytes, je n’arrivais plus à les compter.
    Une fois la ponction terminée ils m’ont installé une protection contre les saignements mais je ne saignais pas.
    C’est juste après qu’une grande douleur intense est arrivée au niveau de mon abdomen qui a été très intense c’est d’ailleurs pour cela que j’ai demandé à remonter en brancard dans le service.
    Une fois revenue dans le service j’ai demandé à avoir du doliprane ce qui m’a soulagé durant l’heure qui a suivi. Puis j’ai dormi l’essentiel de la matinée d’un sommeil entrecoupé par les infirmières qui venaient voir si tout allait bien ou qui m’amenaient une collation. L’interne est revenue vers 10h30 pour voir si j’allais bien pour me signer mon bon de sortie dès  11h-12h.
    À 12h15 je suis repassée au cecos juste avant ma sortie pour que la sage-femme qui m’a suivi puisse faire le point avec moi. Le médecin biologiste est passée à ce moment-là pour m’annoncer que plus de 30 ovocytes matures avait été recueillis.
    J’espère qu’ils sont de bonne qualité pour les futurs couples receveurs car un grand nombre recueilli ne veut pas forcément dire des ovocytes de qualité.

    Le taxi est venu me récupérer j’ai pu rentrer chez moi me reposer.
    J’ai eu beaucoup de douleurs abdominales lors de cette journée qui se sont calmées le lendemain matin puis au fur et à mesure que je bouge les douleurs ont réaugmenté. Sur les conseils du cecos j’essaie de me reposer un maximum mais c’est difficile avec mon bébé de 18 mois.
    Je suis très contente d’avoir fait cette démarche.
    Tout le personnel a été vraiment très accueillant, soutenant et très disponible pour nos questions.
    Je pense refaire cette démarche dans quelques mois.

    05/09/2018 à 16:39
    Réponse
  2. Slt Jonayla,
    ton recis m’a beaucoup touché, vraiment!
    j’aimerais savoir ce qui t’a motivé.

    Moi j’aurais beinto 30 ans et il y’a un an que je suis menopausé!

    02/11/2018 à 20:45
    Réponse
Commentaires
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