L’interruption volontaire de grossesse par pays

Par (embryologiste) et (invitra staff).
Dernière actualisation: 10/01/2015

L’avortement consiste à interrompre la grossesse et suppose donc la fin du développement fœtal. Il peut se produire volontairement ou spontanément. Il n’y a pas grand chose à faire face à un cas d’avortement spontané (fausse couche), car il se produit sans que la femme enceinte ne le veuille et est dû à plusieurs raisons.

Contrairement à cela, les avortements volontaires de grossesse suscitent, quant à eux, de nombreuses controverses. Certains le défendent, d’autres le rejettent. De cette manière, chaque pays voit l’avortement d’une manière différente et par conséquent, les lois sur l’avortement varient d’un pays à l’autre.

Il arrive également que la législation change avec le temps. En effet, certains pays interdisaient au départ l’interruption volontairement de grossesse et aujourd’hui l’autorise.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Avortement en Espagne

La loi établit qu’une grossesse pourra être interrompue à partir du moment où les conditions légales suivantes sont respectées :

  • L’avortement devra être pratiqué par un médecin spécialiste.
  • L’avortement devra être réalisé dans une clinique ou dans un établissement de santé, publique ou privé, agrée.
  • Il ne sera pratiqué qu’avec le consentement de la femme ou du représentant légal si la femme a moins de 16 ans.
  • Si la femme a entre 16 et 17 ans, la décision d’avorter ou pas lui appartiendra entièrement, même si la loi l’oblige à en tenir informer ses représentants légaux, sauf si la situation est susceptible de provoquer un « conflit majeur » ou des cas de « violence familiale, de menaces, de coercition, de mauvais traitements » ou en cas de « situation d’expulsion ou de détresse ».

L’avortement pourra être réalisé jusqu’à la 14ème semaine de grossesse. Ce délai est allonger à la 22ème semaine en cas de risques majeurs pour la vie ou la santé de la mère ou du fœtus. Après la 22ème semaine, l’avortement n’est autorisé qu’en cas d’anomalies mortelles ou de maladies incurables chez le fœtus.

Par conséquent, la loi espagnole fixe des délais légaux quant à l’avortement.

Situation au Mexique, en Argentine et en Colombie

Depuis 2007, l'interruption volontaire de grossesse n'est plus pénalisée à Mexico jusqu'à la 12ème semaine de grossesse, mais est pénalisée dans 18 des 31 états mexicains.

Tous les codes pénaux des états considèrent l'avortement comme légal après un viol et tous, à l'exception de trois états, l'autorisent en cas de risque pour la vie de la mère. Seuls 14 d'entre-eux l'autorisent également en cas de malformations graves du fœtus.

En Argentine, le Code Pénal considère l'avortement comme un délit, mais établit quelques exceptions :

  • Danger pour la vie ou la santé de la mère.
  • Viol
  • Abus sur une femme ne disposant pas de toutes ses capacités mentales.

Depuis 2006, l'avortement en Colombie est un droit fondamental pouvant être exercé dans trois cas :

  • En cas de danger pour la vie ou la santé de la femme enceinte.
  • En cas de grossesse suite à un viol à un inceste.
  • En cas de malformations du fœtus incompatible avec toute forme de vie.

La peine encourue pour un avortement en dehors de ces cas est de 1 à 3 ans de prison pour la femme et pour la personne l'ayant réalisé.

Interruption de grossesse aux États-Unis

L'interruption volontaire de grossesse est légale dans tous les états des États-Unis depuis 1973. Le délai établit est de trois mois, puisqu'il s'agit du moment à partir duquel le fœtus peut être viable hors de l'utérus. Les états ne peuvent pas interdire l'avortement dans ce délai.

Chaque état établit ses propres restrictions et interdictions formelles en fonction des cas et une fois dépassés les trois premiers mois de grossesse.

Comme mentionné plus haut, l'avortement est un sujet très controversé et la législation à ce sujet varie d'un pays à l'autre mais également au sein d'un même pays en fonction des circonstances et du gouvernement en vigueur.

Un exemple à cela, celui des récentes modifications sur le droit à l'avortement en raison du virus Zika. De nombreux pays n'autorisant pas l'avortement ont changé d'avis à cause de la gravité des effets sur le futur enfant en cas d'infection pendant la grossesse.

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Auteurs et collaborateurs

 Sarai Arrones
Sarai Arrones
Embryologiste
Diplômée en biochimie et sciences biomédicales de l'Université de Valence (UV). Master en biotechnologie de la reproduction humaine assistée par les UV en collaboration avec l'Institut Valencien d'Infertilité (IVI). Cours de spécialisation en cryoconservation de gamètes, d'embryons et de tissus animaux. Embryologiste active dans la reproduction assistée spécialisée. En savoir plus sur Sarai Arrones
Adapté au français par:
 Isabelle Gutton
Isabelle Gutton
inviTRA Staff

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