Les deux semaines d’attente – Symptômes et conseils après le traitement

Par (embryologiste), (gynécologue), (embryologiste) et (invitra staff).
Dernière actualisation: 28/02/2019

On appelle la période qui s’écoule entre la fin du traitement de procréation assistée et le moment où un test de grossesse peut être effectué les deux semaines d’attente.

Comme l’indique son nom, elle dure environ 2 semaines, pendant lesquelles toutes les femmes sont très attentives aux symptômes qui peuvent indiquer si le traitement a réussi.

De plus, il y a beaucoup de sentiments et de préoccupations qui surgissent dans les couples, parce qu’ils ne connaissent pas les étapes à suivre pendant cette période et, par conséquent, demandent conseil et recommandations à des spécialistes.

Vous trouverez ci-dessous un index avec tous les points que nous allons traiter dans cet article.

Qu’est-ce que sont les deux semaines d’attente?

Il se déroule environ 15 jours entre l’introduction du sperme dans une insémination artificielle (IA) ou le transfert d’embryons après fécondation in vitro (FIV) ou don d’ovules et le moment où il faut effectuer le test de grossesse.

Environ 15 jours s’écoulent entre l’introduction du sperme dans une insémination artificielle (IA) ou le transfert d’embryons après fécondation in vitro (FIV) ou don d’ovules et le moment ou le test de grossesse a été effectué.

Cela ne semble pas beaucoup de temps, mais pour les futurs parents, ces deux longues semaines sont pleines d’émotions et de sentiments contradictoires.

D’une part, l’euphorie, l’espoir et l’illusion de l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille et, d’autre part, le stress, l’anxiété, l’impuissance et la nervosité à l’idée que le résultat du test de grossesse soit négatif.

On appelle cette période les deux semaines d’attente car il s’agit du temps pendant lequel le couple doit attendre avant de pouvoir réaliser le test de grossesse et savoir si le traitement a réussi.

L’hormone beta-hCG

La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) est une hormone libérée par l’embryon lors de l’implantation dans l’utérus de la mère, puis par le syncytiotrophoblaste (placenta).

Cette hormone favorise la sécrétion de progestérone par le corps jaune, ce qui permet le développement de l’endomètre et donc la croissance du foetus.

Au fur et à mesure du développement du fœtus, les taux d’hormone bêta-hCG augmentent progressivement jusqu’au deuxième ou troisième mois de la grossesse, moment où ils commencent à diminuer.

Pour cette raison, il est recommandé d’attendre au moins 15 jours avant d’effectuer le test de grossesse, car les niveaux hormonaux peuvent ne pas être suffisants pour être détectés par les instruments de mesure. De cette façon, on obtient un résultat plus fiable du test de grossesse et on évite les faux positifs et négatifs.

Quels sont les symptômes des deux semaines d’attente?

En premier lieu, il faut noter que les symptômes que la femme ressent pendant les deux semaines d’attente ne sont pas nécessairement le signe d’une grossesse. En effet, au cours des premiers jours, l’embryon ne s’est pas encore implanté dans l’utérus.

Après un traitement de procréation assistée, les symptômes sont liés aux effets secondaires de la stimulation ovarienne, ainsi qu’à la progestérone qui continue à être prise pendant cette période.

Les symptômes se manifestent pendant les deux semaines d’attente, que le test de grossesse soit positif ou négatif. Par ailleurs, il est également normal de ne présenter aucun symptôme pour le moment.

Voici certains des symptômes des deux semaines d’attente:

  • Douleurs lombaires semblables à celles des menstruations
  • Douleurs dans les ovaires
  • Taches marron ou saignement léger
  • Envie d’uriner
  • Perte vaginale claire ou jaune
  • Ventre gonflé
  • Maux de tête
  • Seins gonflés
  • Migraines, maux de tête et nausées
  • Mauvaise humeur
  • Fatigue et sommeil
  • Constipation
  • Insomnie

De plus, certaines femmes déclarent avoir d’autres symptômes tels qu’une sensation de sécheresse dans la bouche, avoir très soif et faim, des crampes et de la diarrhée, une température corporelle élevée, des crampes utérines, beaucoup de gaz, des boutons et de l’acné, un mal être général, etc.

Qu’est-ce qu’on peut ou ne peut pas faire?

Une fois l’insémination intra-utérine ou le transfert d’embryon effectué, il n’est pas possible de faire autre chose que d’attendre le résultat du test de grossesse. C’est une période de hauts et de bas émotionnels qui n’est pas facile pour les futurs parents.

L’embryologiste Aitziber Domingo nous donne quelques recommandations à prendre en compte après le transfert de l’embryon :

Nous conseillons à toutes les femmes de mener une vie normale, mais sans faire beaucoup d’efforts. On recommande un repos de 24 heures, mais cela ne veut pas dire être au lit ou sur le canapé, mais plutôt ne pas faire d’activités trop dynamiques, comme la zumba par exemple.

Voici maintenant d’autres conseils pour faire face à cette attente de la meilleure manière possible :

Vivre une vie normale
continuer la routine quotidienne. Le fait de s’occuper au travail et de faire des activités de loisirs aide à garder l’esprit occupé et à ne pas penser à la grossesse.
Ne pas trop se reposer
il n’est pas nécessaire de s’absenter du travail à moins que le travail comporte un certain risque, comme celui de porter trop de poids. Dans tous les cas, il est toujours nécessaire de suivre les recommandations médicales.
Ne pas être obsédé par les symptômes
c’est quelque chose de très compliqué mais qui est fondamental. Beaucoup de femmes pensent qu’elles n’ont aucun symptôme ou ont tendance à exagérer les petits étourdissements, malaises ou douleurs associés à la grossesse, mais cela n’est pas forcément en rapport avec la grossesse.
Se préparer à un résultat négatif
on ne tombe pas toujours enceinte du premier coup. Il est donc nécessaire de rester positif pour les tentatives futures. Intégrer l’idée que le résultat puisse être négatif aide à faire face à l’échec et à éviter la frustration.
Maintenir une attitude positive et détendue
c’est important pour réduire le stress et l’anxiété. On peut effectuer des routines de respiration et des exercices de relaxation
Soutien et respect mutuel dans le couple
il est essentiel de comprendre les émotions et les sentiments de l’autre membre du couple.
Cela ne doit pas être le seul sujet de conversation
il est recommandé d’en parler, mais pas d’en faire le seul sujet de conversation entre amis, en famille ou avec son propre partenaire.
Soutien psychologique
si cela est nécessaire, il est possible de faire appel à des professionnels pour surmonter l’angoisse et le désespoir que l’on ressent à ce moment.

En suivant ces conseils on peut non seulement réduire le temps d’attente mais aussi améliorer la façon d’affronter le moment du test de grossesse et d’assumer le résultat obtenu.

Vos questions fréquentes

Quels sont les symptômes normaux pendant les deux semaines d’attente?

Par Dr. Jon Ander Agirregoikoa (gynécologue).

Tout peut arriver pendant les deux semaines d’attente. Que ce soit de ne pas remarquer de symptômes ou de commencer à ressentir les symptômes typiques de la grossesse : fatigue, nausées, malaises abdominaux, malaises, etc.

Quels sont les symptômes lors d’un traitement avec don d’ovules pendant les deux semaines d’attente?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Dans le cas d’un transfert d’embryons ou d’un don d’ovules, les symptômes sont généralement faibles puisque la femme n’a pas subi de stimulation ovarienne et, par conséquent, le médicament hormonal est de moindre intensité.

Que recommande-t-on de manger pendant les deux semaines d’attente?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

En général, il est recommandé d’avoir une alimentation saine et équilibrée avec des fruits, des légumes, de la viande, du poisson, etc. Certains spécialistes recommandent des noix et de la gélatine riche en protéines pendant cette période. Le jambon n’est pas recommandé parce que si vous êtes enceinte et n’avez pas passé la toxoplasmose, cela peut avoir de graves effets sur le développement du fœtus.

En ce qui concerne les boissons, il n’est pas recommandé de boire de l’alcool ou des boissons gazeuses. Il est très important de maintenir une bonne hydratation en buvant beaucoup d’eau. Il est également bénéfique de boire du jus d’orange et des boissons énergétiques avec une teneur élevée en sels minéraux.

Quels sont les symptômes pendant les deux semaines d’attente lors d’un transfert de blastocystes ?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Les symptômes après un transfert d’embryon sont les mêmes, qu’il s’agisse d’embryons du jour 3 ou de blastocystes. Dans le cas des blastocystes, stade plus développé, la période d’attente est raccourci de quelques jours. Cependant, il est recommandé d’attendre au moins 10-12 jours avant de passer le test de grossesse.

Est-il normal d’avoir un ventre gonflé pendant les deux semaines d’attente?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Oui, c’est un effet secondaire typique des médicaments hormonaux utilisés pour la stimulation ovarienne. Il est également normal d’avoir les seins gonflés et de ressentir des pincements au niveau de l’abdomen et des lombaires.

Peut-on voyager pendant les deux semaines d’attente?

Par Zaira Salvador (embryologiste).

Il n’y a aucun problème à s’absenter quelques jours pour se changer les idées, dans la mesure où l’on ne se fatigue pas trop et où l’on ne fait pas de gros efforts. En cas de nausées, un long trajet en voiture peut augmenter l’angoisse et provoquer des vomissements.

La rédaction vous recommande

Le test de grossesse après les deux semaines d’attente a pour but de mesurer les niveau de l’hormone beta-hCG. Pour pouvoir interpréter ces résultats, nous vous recommandons de lire l’article suivant: L’hormone de grossesse (la beta hCG): définition et taux de référence.

En cas d’insémination artificielle, de FIV ou de don d’ovules, l’attente des deux semaines débutent au moment du transfert d’embryons. Si vous souhaiter en savoir plus sur cette technique, n’hésitez pas à lire notre article: Transfert d’embryons: traitement et recommandations.

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Bibliographie

Auteurs et collaborateurs

 Aitziber Domingo Bilbao
Aitziber Domingo Bilbao
Embryologiste
Diplômée en Biologie par L' Universidad del País Vasco. Elle a un Master en Procréation Médicalement Assistée par l'Universidad Complutense de Madrid ainsi qu'un Master en Recherche Biomédicale par l'Universidad del País Vasco. Large expérience comme embryologiste spécialiste en Médecine Reproductive. En savoir plus sur Aitziber Domingo Bilbao
Dr. Jon Ander  Agirregoikoa
Dr. Jon Ander Agirregoikoa
Gynécologue
Diplôme en médecine de l'Université du Pays Basque, avec spécialisation en obstétrique et gynécologie. Il a plusieurs années d'expérience dans le domaine de la procréation assistée et est co-directeur et cofondateur des cliniques ART. Il combine également son activité médicale avec l'enseignement à l'Université du Pays basque. En savoir plus sur Dr. Jon Ander Agirregoikoa
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 014809788
 Zaira Salvador
Zaira Salvador
Embryologiste
Diplômée en Biotechnologie par l'Université Politécnica de Valencia (UPV), Biotechnology degree en la National University of Ireland en Galway (NUIG) et embryologiste spécialisée en Médecine Reproductive avec un Master en Biotechnologie de la Reproduction Humaine par l'Université de Valencia en collaboration avec l'Instituto Valenciano de Infertilidad (IVI) En savoir plus sur Zaira Salvador
Affiliation au Conseil de l'Ordre: 3185-CV
Adapté au français par:
 Marie Tusseau
Marie Tusseau
inviTRA Staff
Directrice éditoriale de la revue inviTRA en français et en anglais. En savoir plus sur Marie Tusseau

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